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09-02-2009 | SKI ALPINISME, RANDONNéE

TSF-Millet, une course de ski-alpinisme pionnière de l’environnement

Lancée il y a pile trois mois, la « Charte en faveur du développement durable » n’a été signée, pour l’instant, que par une seule compétition de ski-alpinisme : la TSF-Millet qui se déroulera ce week-end dans les Aravis. Preuve que les organisateurs et participants à ce rassemblement sont avant tout des amoureux de la montagne et de la nature, qui tiennent à la protection de leur environnement fabuleux.

C’est le département de la Haute-Savoie, et la DDJS 74, qui a initié cette charte à destination des courses de pleine nature. Sept organisations, au total, ont inauguré ce « label » dont l’Ultra trail du Mont Blanc, le Trail Faverges Odlo et la coupe du monde de ski nordique de La Clusaz. « Nous avons signé la Charte facilement, parce que nos actions était déjà fortement engagées dans la voie du développement durable et elle correspondait bien à ce que nous faisions, explique Yves-Marie Gorin, accompagnateur en moyenne montagne et organisateur. Nous voulions mettre en valeur les bonnes attitudes de nos bénévoles et nous servir de cet engagement qui nous mène à être encore plus vigilants. » L’équipe de bénévoles va donc suivre les recommandations qu’on a pu lui faire, ce « guide des bonnes pratiques » qu’est la Charte. 
 
Après avoir étudié le diagnostic d’impact écologique potentiel de la manifestation, la DDJS proposera solutions et améliorations. L’idée est aussi de mutualiser les initiatives permettant d’améliorer les choses concrètement, pour préserver le cadre exceptionnel dans lequel se déroule la compétition. Si la TSF-Millet doit encore s’améliorer sur les aspects « transport » , elle incite d’ores et déjà coureurs et spectateurs à co-voiturer, grâce à un partenariat avec un site spécialisé. « Pour le reste, nous sommes très militants depuis toujours ! » témoigne Yves-Marie. « Nous pratiquons le tri sélectif, bien sûr, nous veillons à ce qu’aucune trace ne soit laissée après la compétitio, nous ne dépassons pas un certain seuil avec la sono, que nous n’employons que pour les départs et arrivées. Pour les images aériennes, hélico interdit, nous réalisons les prises de vue… en parapente ! » sourit-il.
 
Plus original encore, pour une course de ski-alpinisme, aucun engin motorisé n’est utilisé en soutien de l’organisation.
 
Aucun explosif, non plus. « Pour sécuriser les zones dangereuses, nous secouons les plaques à skis, en assurant un bénévole à bout de corde » souligne le chef de meute de la TSF-Millet. 
 
Les CAF de Faverges et Aravis se montrent, enfin, très attentifs aux tracés des parcours. « Nous restons uniquement sur des secteurs fréquentés » poursuit Yves-Marie Gorin. « On nous demande souvent pourquoi nous n’allons pas derrière le col du Voret : nous nous l’interdisons pour respecter la faune et la flore, il s’agit d’une zone de repli, l’hiver, pour le lagopède. »
 
Certes, il devrait y avoir du passage et de l’ambiance ce week-end dans les Aravis mais, dès lundi, il ne devrait rester, hormis celles laissées par les skis des concurrents et de leurs supporters, aucune trace dans la nature.
 
 
 
 
M C / FFCAM

Photo C Aubonnet

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